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Debtocracy: La crise grecque pour les nuls...par des manipulateurs


Hier soir, dans un grand élan d'ouverture d'esprit mais aussi par esprit de curiosité, je me suis astreint à un exercice d’autoflagellation pour le libéral que je suis; j'ai regardé Debtocracy.  Ce documentaire, sur la crise de la dette en Grèce, réalisé par des Grecs et qui fait fureur sur la toile dans les milieux de gauche, semble être l'objet d'un boycott des grands  médias.  Il n'en fallait pas plus pour propager une épidémie de complodite aiguë parmi les sympathisant d'extrême gauche et chez les alter-mondialistes sur un terreau fertile qu'est le monde de la finance. Compte rendu d'un documentaire qui n'en est pas vraiment un.

La crise de l'euro: des dettes et des taux

Voici une page proposant "en live" les taux d'intérêt de la dette publique cotées sur les marchés de quelques pays  européens phares. J'ai repris une idée d'Olivier Berruyer qui lui-même l'avait "honteusement reprise !" de Discotonio sur Aux infos du nain. Je ne sais pas qui a dit le premier que l'Homme n'invente rien, il ne fait que reprendre des idées et les améliorer, mais voici donc ma pierre à l'édifice.

J'ai voulu faire plus concis, plus global et plus synthétique (et aussi plus esthétique..mais les goûts et les couleurs) que mes illustres prédécesseurs. Ainsi j'ai opté pour une présentation tabulaire qui facilite les comparaisons, j'ai ajouté le niveau global de la dette publique (dette aux sens de Maastricht + engagements sur les retraites des fonctionnaires) et son évolution future (uniquement au sens de Maastricht) pour placer les taux d’intérêt dans un contexte économique global en particulier en montrant la soutenabilité de la dette et sa tendance à court terme. J'ai par contre, dans un soucis de lisibilité, fait l'impasse sur certains pays qui ne me paraissent pas clé (Finlande, Autriche...) car petits et ne rencontrant pas de problème de dette.

Sommet européen: Comment Hollande s'est fait rouler dans la farine par Mario, Mariano, Angela et les autres

Le énième sommet de la dernière chance qui s'est tenu à Bruxelles les 28 et 29 juin 2012 a quelque chose de singulier; il fait l'objet d’éloges quasi unanimes des observateurs avertis et autorisés à s'exprimer dans les médias.
Les politiques de gauche louent l'intelligence tactique de Hollande quand ceux de droite revendiquent la paternité de ces accords en expliquant que c'est l’aboutissement d'un long travail en amont de leur ancien champion Sarkozy. Les économistes de gauche se félicitent d'un retour en grâce du keynésianisme quand ceux de droite y voient la planche de salut du capitalisme. Les europhiles sautent comme des cabris à l'annonce d'un fédéralisme renforcé quand les europhobes...se taisent.   (hommes politiques de droite comme de gauche, la plupart des économistes et les journalistes).
Le bilan de ce sommet est claire comme de l'eau de roche pour la presse; Mario Monti et Mariano Rajoy ont "fait plier" Angela Merkel avec la complicité de François Hollande métamorphosé de capitaine de pédalo en Amiral Nelson, Maitre de la stratégie du contournement et Commandeur de la Ligue latine. Circuler y a rien à voir ni à discuter, le Sud a triomphé.

Dette souveraine à taux d’intérêts négatifs: pas si dingue qu'il n'y parait

Le club des pays qui empruntent avec des taux négatifs compte un membre de plus depuis cette semaine, le Danemark, qui vient rejoindre l'Allemagne et la Suisse. Copenhague est parvenu à placer pour 3,35 milliards de couronnes danoises (environ 567 millions d'euros) d'obligations à échéance 2014 au taux de -0,08% quand au même moment un autre royaume, celui d'Espagne, devait concéder 5,10% pour la même échéance. Pour un même investissement de 10.000 euros, le Trésor espagnol devra débourser 10.765 euros dont 765 euros d’intérêts alors que son confrère danois ne remboursera qu'environ 9.988 euros soit 12 euros de moins que ce qu'il a reçu, le monde à l'envers.

Quelle est la différence entre le quantitative easing, le LTRO et la planche à billets?

Face à la crise de la dette que traversent les pays européens deux camps s'affrontent au sein de l'Union européenne et chacun a sa solution pour éteindre l’incendie qui se propage à travers le vieux continent. Ceux qui pensent que le retour à la normale viendra par une politique de rigueur ou d’austérité et d'autres qui plaident pour une politique de relance et souhaitent que la Banque centrale européenne (BCE) adopte une politique monétaire plus axée sur la croissance que sur la surveillance de l'inflation.
Ces derniers nous parlent avec délectation et envie de quantitative easing (Q.E.), le dernier anglicisme qui fait fureur dans la presse, appliqué par la Banque d’Angleterre ou la Federal reserve américaine. Ce nouveau terme (enfin nouveau pour les Européens, les Japonais le connaissent depuis 20 ans) est reprit en boucle dans les médias avec une définition très différente selon son positionnement politique.

Irlande: victoire du oui au référendum sur le pacte budgétaire

Le résultat du vote irlandais par référendum sur le pacte budgétaire européen était très attendu en Europe et par les "marchés". Il est sans appel. 60,3% de oui avec une participation de 50%, un taux conforme à ce genre de consultation en Irlande.
Après la douche froide des élections législatives grecques du mois dernier où avaient triomphé des partis anti-mémoremdum européen et les récents déboires de la banque espagnole Bankia, le référendum organisé par l'Irlande prenait une importance singulière mais pas cruciale pour l'Union européenne (UE). Importance renforcée par le fait que l'Irlande est le seul pays a avoir choisi cette procédure de ratification. La vox populi irlandaise faisait figure de vote par procuration pour tous les Européens se plaignant de ne pas être consultés directement. Une réponse négative aurait non seulement été un mauvais signe envoyé aux prêteurs des pays de la zone euro mais il aurait apporté de l'eau au moulin des eurosceptiques.

Christine Lagarde ne paie pas d'impôts. Et alors?

Comme il fallait s'y attendre les déclarations maladroites de Christine Lagarde au Guardian ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd et ont fait beaucoup de vagues. La patronne du FMI y déclarait en particulier que les Grecs auraient moins de difficultés au quotidien s'ils commençaient par payer leurs impôts, elle y confiait penser tous les jours "à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes." 
Bien sûr, placer les problèmes que rencontre les Hommes sur une échelle des souffrances est stupide, il y a des compétitions qu'on aimerait ne pas gagner et on trouvera toujours plus malheureux que soit, je suis certain qu'il y a quelque part sur la planète des enfants qui souffrent encore plus que ces petits Nigériens. Mais sur le fond C. Lagarde a raison. 

D'abord dans le nom Fonds Monétaire International, il y a le mot international, qui nous rappelle que cet organisme a comme domaine d'intervention le monde entier et pas seulement l'Europe, même si le fait que son directeur général a toujours été un Européen et la focalisation des médias sur la crise que traverse la zone euro pourraient nous faire croire que cet organisme a comme vocation de ne s'occuper que du vieux continent.
Ensuite Madame Lagarde pointe du doigt le problème majeur de la Grèce, celui qui explique en grande partie ses problèmes financiers; La collecte de l'impôt est inefficace. Les plus riches grecs, c'est-à-dire les armateurs en sont exemptés de manière immorale mais tout à fait légalement, les religieux moins riches mais très nombreux ne paient pas non plus et le reste de la population fraudent massivement.

Geuros: Billet sans retour pour la Grèce

Il y a trois manières de se séparer. La lâche consiste à mettre son conjoint devant le fait accompli, par exemple, en sacrifiant une journée de RTT pour emporter, avec l'aide d'un vieux pote, ses affaires de l'ancien nid d'amour vers une nouvelle destination.
La responsable est plus simple en apparence, on explique les yeux dans les yeux à son ancien amour que la flamme qui nous animait s'est éteinte et qu'elle s'est rallumée pour une autre personne.
La  méthode hypocrite demande beaucoup plus d'imagination et de maitrise dans son exécution, on dit qu'on a besoin d'un peu de recul pour pouvoir se ressourcer et que pendant cette période introspective on va aller vivre chez un ami. 
Aucune de ces trois méthode n'est dans l'absolue meilleure ou moins bonne qu'une autre, cela dépend des circonstances, du moment et de la personnalité de chacun des protagonistes.

Détricotage de la zone Euro: mode d'emploi grec

Ce que Dieu a uni que l'Homme ne le sépare pas. La zone monétaire de l'Union européenne n'est pas une création divine, les pays qui y adhérent peuvent donc la quitter ou provoquer le départ d'un ou de plusieurs de ses membres sans craindre les foudres du Tout-puissant.
Contrairement à ce qui est souvent dit et répété, la possibilité pour un pays de quitter la zone euro existe et a toujours existé grâce à de deux principes fondamentaux du droit international; le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le droit pour tout Etat souverain de dénoncer un traité international. Ce n'est d'ailleurs que du sens; peut-on imaginer qu'un accord vous lie à vie sans possibilité d'en sortir?
Le traité de Lisbonne qui date de 2007 n'a fait qu'organiser et codifier cette possibilité pré-existante. Appartenance à l'UE et zone euro sont un package, en adhérant à l'UE un pays s'engage à adopter à terme la monnaie unique et un pays qui désire quitter la zone euro ne peut le faire qu'en quittant l'UE (deux pays ont négocié une exemption, Royaume-uni et Danemark, mais cette option est définitivement interdite à tous nouvel entrant).

Le retour de l'Armée: la seule solution pour la Grèce?

A la grande joie de tous les euro-sceptiques de la planète entière, le peuple grec a voté massivement, lors des dernières élections législatives, pour des partis politiques rejetant la politique de rigueur mis en place par un gouvernement d'union national. Conséquence de ce choix, une majorité parlementaire impossible à trouver et  l'organisation de nouvelles élections le 17 juin. D’après les derniers sondages publiés, les Grecs ont l'intention d’amplifier ce vote de rejet de la classe politique traditionnelle.

La colère de Grecs est compréhensible, voir salutaire, psychologiquement cela fait du bien de pouvoir se soulager quand la pression et le stress sont trop forts, mais un scrutin si important à un moment si crucial pour le pays est-il le lieu idéal pour exprimer des choix irrationnels?

Dette espagnole et Italienne: la mort à petit feu

L'encre du traité établissant le Mécanisme européen de stabilité est à peine sèche que déjà s’élèvent des voix dont celles; du secrétaire générale de l'OCDE, du FMI et de la Commission européenne, pour demander une augmentation de la capacité du fonds de secours aux pays en difficulté de la zone euro.

Le motif; "Bien qu’il ne soit pas clair aujourd’hui que l’on ait besoin d’actionner un fonds de cette envergure, son existence sera de nature à renforcer la confiance" précise un rapport de l'OCDE ce mardi.
Le chiffre; 1.000 milliards d'euro (jusqu'en 2014 et peut-être plus après) contre 740 milliards actuellement!  
Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde écoute, mais à partir d'un autre chiffre, personne ne comprend car cela dépasse l’entendement. 740 milliards, c'est l'addition de la dette des trois pays de la zone euro déjà secourus par la Troïka (FMI, la BCE et les pays de l'Union européenne); Irlande, Portugal et Grèce avant restructuration de la dette, plus un petit reliquat de 40 milliards pour se donner de la marge...on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise. 1.000 milliards, c'est nos trois pays sous assistance respiratoire plus le stock de dette publique à renouveler jusqu'en 2014 pour l'Espagne et l'Italie, les deux suivants sur la liste des maillons faibles.

CDS: La bombe atomique qui fait pschitt

On nous avait pourtant bien prévenu. Le déclenchement des Credit default swap(cds), en cas de faillite ou de défaut de la Grèce, devait avoir des conséquences cataclysmiques pour l'économie mondiale. Les banques ne pourraient pas faire face aux demandes d'indemnisation d'avides fonds spéculatifs anglo-saxons et feraient faillite, les épargnants perdraient leur épargne car les Etats ne pourraient venir au secours de ces mastodontes financiers; too big to fail but too big to be rescue. Les PME mettraient la clé sous la porte faute de pouvoir se financer, des millions de salariés se retrouveraient au chômage. Fonctionnaires et retraités verraient leurs revenus amputés.

Vendredi 10 mars l'ISDA (International Swaps and Derivatives Association) décrétait que le défaut, même partiel, de la Grèce est bien un évènement de crédit. Pourtant ce matin, je suis allé retirer de l'argent au guichet automatique de ma banque, comme j'en ai l'habitude, l'esprit tranquille. Certes ce n'était pas une fortune et l'automate a pris un peu plus de temps que d'habitude mais l'opération a été un succès!

Sarkozy et "la France face à la crise": le débriefing

9 longs mois qu'on attendait le retour du Président de la République à la télévision. Autant dire une éternité pour Nicolas Sarkozy. Je ne sais pour qui cette longue attente a été la plus difficile à supporter, ses nombreux fans ou lui-même?

Pour marquer son retour, Nicolas a mis les petits plats dans les grands: finit les émissions de télé avec une déco en carton-pâte et un face à face avec un panel de "Français moyens" incontrôlables. C'est sous les ors de la République que Jean-Pierre Pernaut et Yve Calvi, les heureux journalistes élus pour conduire cette rencontre, ont été reçus.  Quoi de plus logique que de choisir des journalistes non-spécialistes de l'économie pour une interview consacrée au sommet européen sur la crise de la dette!

Dexia: arrogance française et rancœurs belges

La hache de guerre entre la France et la Belgique est déterrée. Le motif? La répartition de l'effort à consentir par les deux pays pour sauver la banque Dexia. En effet la banque franco-belge, fruit du mariage entre le Crédit local de France et le Crédit communal de Belgique, a jeté l'éponge pour cause de crise de liquidité.

2008, crise des subprimes, la banque est l'objet d'un plan de sauvetage qui va couter 6,4 milliards d'euro à la Belgique (3 milliards), à la France (3 milliards) et au Luxembourg (376 millions). Octobre 2011, rebelote avec la crise de la dette des Etats européens mais cette fois-ci l'ambiance a changé, c'est la méfiance réciproque entre Paris et Bruxelles. "Il est clair qu'un élément très sensible et crucial dans les négociations, c'est le partage équitable des charges" a déclaré Yves Leterme. Etrange déclaration du Premier ministre belge, comme si outre-Quiévrain on était persuadé que le partenaire français voulait abusé de son petit voisin pour imposer une solution inéquitable, mais peut-être a-t-il quelques bonnes raisons de faire cette déclaration inamicale. 

L'intox de Libé sur les emprunts toxiques de Dexia

Une récente enquête parue dans Libération consacrée aux emprunts toxiques contractés par des collectivités locales françaises a eu un fort retentissement. Le journal de gauche a, il est vrai, mis tout les atouts de son côté pour en faire un scoop explosif; fichier confidentiel, s'il vous plait, de la banque Dexia et carte de France interactive avec plein de petits boutons désignant "les Baisés" de l’histoire.

Grèce: Les Français aussi égoïstes que les Allemands?

Un sondage paru dans le journal Dimanche Ouest-France du 18 septembre a fait l'effet d'une douche froide chez nos amis europhiles. 68% des Français désapprouveraient l'augmentation de la contribution française au sauvetage de la Grèce. Les Français seraient-ils devenue aussi égoïstes que les Allemands?

Il est vrai que depuis le début de la crise grecque les médias et les politiques français se sont laissés aller à une présentation caricaturale des positions des pays européens. D'un côté les Latins avec en tête de cortège la France - fille ainée de l'église - généreux, solidaires, visionnaires,  qui ont tout compris de la crise mais dépensiers et et de l'autre côté de la rive du Rhin, les Germains, égoïstes, comptables, ne comprenant rien aux subtilités des marchés financiers mais vertueux. Un remake des guerres de religions qui ont ravagés l'Europe.

Laurence Parisot et la Théorie du complot

Depuis le déclenchement de la crise de la dette en Europe une digue s'est rompue laissant la métastase de la théorie du complot atteindre les plus hautes sphères de la société.

La dernière victime en date est Laurence Parisot qui, dans une interview intitulée Parisot dénonce un complot américain contre l'Europe publiée le 28 août 2011 dans l'excellent Figaro, nous explique que l'été torride -d'un point de vue économique, financier et boursier- que nous avons connu est le résultat d'un complot. Enfin elle ne prononce pas le mot complot, trop populaire et vulgaire, Madame Parisot n'est ni d’extrême gauche ni d’extrême droite et surement pas un pilier de comptoir, elle préfère utiliser le terme d'orchestration. Mais orchestration ou complot c'est du pareil au même, disons que le premier nous renvoie à l'univers de la musique classique (je n'ai aucun doute que Laurence apprécie beaucoup Mozart ou Beethoven) alors que le second est sujet à des jeux de mots douteux comme "grand complot contre petit qu'on plote". 

Euro-bonds: Solution incontournable ou fuite en avant?

Que celui qui n'a pas au moins une solution en tête pour sortir les  Etats européens de la crise de la dette souveraine me jette la première pierre!
Sortir la Grèce de l'euro ou sortir l'Allemagne, faire tourner la planche à billet, détourner un vieil adage, qui ne paie pas ses dettes s'enrichit et ne pas rembourser les emprunts, fusiller avec des balles rouillées les agences de notation, renforcer le Fonds européen de stabilité financière, mettre en place la taxe Tobin etc. Quelle foison d'idées digne du Concours Lépine.

EuroBonds: Roi des solutions

Une piste s'est érigée comme incontournable et fédéralisante -au moins en France- les euro-obligations ou eurobonds en anglais puisque c'est la langue de la finance. Cette place de choix s'explique par le nombre de ses supporters, leurs qualités et leurs positions; l'ensemble de la classe politique (à l’exception du Front national et de quelques souverainistes) avec l'UMP et le communistes réunis pour une cause sacrée comme en 40, nos chers économistes, les médias et le gotha des affaires (enfin surtout ceux de la banque et pour cause...). La faiblesse des solutions alternatives ou complémentaires a aussi favorisé cette consécration. Expulser un PIIGS avec autant de délicatesse qu'on embarque sans-papier malien dans un charter n'empirerait-il pas les choses? Faire tourner la planche à billet et ainsi relancer l'inflation toucherait les plus modestes de Européens, le Fonds de stabilité financières ou de son successeur ressemblent de plus en plus à un puits sans fonds, enfin la taxe Tobin devrait recevoir l'aval de Londres pour être lancée et comme elle ne pourrait être mondiale pour est efficiente son fruit serait à partager avec le Mali (encore eux!). Il y a plus malheureux sur Terre que les Grecs et les Irlandais.

Restructuration de la dette grecque: Pourquoi la France et l'Allemagne sont aux antipodes

A. Merkel, G. Papandréou et N. Sarkozy
En échange d'un prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 (80 milliards de la zone euro et 30 du FMI), Athènes s'était engagée à appliquer un plan de rigueur draconien pour réduire son déficit public. Le plan se décomposait en trois parties: baisse des dépenses publiques, augmentation des impôts et privatisations.

Les salaires ont baissés, les pensions de retraite ont été gelées, la tva a fortement crue mais les plus grandes fortunes échappent toujours au fisc, la très riche église orthodoxe est toujours exemptée d'impôts et les capitaux fuient le pays ce qui, au passage, affaiblit les banques grecques (38 milliards auraient été placé en Suisse ces dix-huit mois selon le ministère des finances grecs). En somme le peuple "d'en bas" subit de plus en plus fortement la crise, les plus riches s'en sortent mieux. Le pays ayant connu sa pire récession en 2010 avec une baisse du PIB de 4,2%, l'état va voir sa dette culminer à 150% du PIB en 2011. 

Crise de la zone euro: 4 options mais aucune solution

Les trois pastoureaux de Fátima
La zone euro est en crise aujourd'hui parce que certains états ont accumulé des dettes tellement importantes que les marchés n'acceptent de les financer qu'à des taux usuraires. Ces états, nous les connaissons tous; Grèce, Irlande, Portugal, mais la liste n'est pas close et peut s'allonger du jour au lendemain.
Face à la gravité de la situation, les dirigeants européens et le Fond monétaire international ont mis en place des dispositifs d'urgence (prêts bilatéraux, fonds de stabilisation européen, prêt du FMI, achat de bon du trésor par la banque centrale européenne...). Ces différentes actions ont permis de sauver les trois états de la faillite immédiate et d'éviter une contagion au reste du continent. Mais rien n'est résolu sur le long terme.
Les très récentes mauvaises nouvelles venant d’Athènes font croire à certains que la solution mise en place par l'UE et le FMI n'a peut-être été qu'une rustine. La Grèce ne parvient pas à redresser sa situation financière assez rapidement, les privatisations piétinent et le déficit budgétaire ne diminue pas assez rapidement. Est-ce le moment de passer à un autre scénario?

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