
Après la douche froide des élections législatives grecques du mois dernier où avaient triomphé des partis anti-mémoremdum européen et les récents déboires de la banque espagnole Bankia, le référendum organisé par l'Irlande prenait une importance singulière mais pas cruciale pour l'Union européenne (UE). Importance renforcée par le fait que l'Irlande est le seul pays a avoir choisi cette procédure de ratification. La vox populi irlandaise faisait figure de vote par procuration pour tous les Européens se plaignant de ne pas être consultés directement. Une réponse négative aurait non seulement été un mauvais signe envoyé aux prêteurs des pays de la zone euro mais il aurait apporté de l'eau au moulin des eurosceptiques.