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Sommet européen: Comment Hollande s'est fait rouler dans la farine par Mario, Mariano, Angela et les autres

Le énième sommet de la dernière chance qui s'est tenu à Bruxelles les 28 et 29 juin 2012 a quelque chose de singulier; il fait l'objet d’éloges quasi unanimes des observateurs avertis et autorisés à s'exprimer dans les médias.
Les politiques de gauche louent l'intelligence tactique de Hollande quand ceux de droite revendiquent la paternité de ces accords en expliquant que c'est l’aboutissement d'un long travail en amont de leur ancien champion Sarkozy. Les économistes de gauche se félicitent d'un retour en grâce du keynésianisme quand ceux de droite y voient la planche de salut du capitalisme. Les europhiles sautent comme des cabris à l'annonce d'un fédéralisme renforcé quand les europhobes...se taisent.   (hommes politiques de droite comme de gauche, la plupart des économistes et les journalistes).
Le bilan de ce sommet est claire comme de l'eau de roche pour la presse; Mario Monti et Mariano Rajoy ont "fait plier" Angela Merkel avec la complicité de François Hollande métamorphosé de capitaine de pédalo en Amiral Nelson, Maitre de la stratégie du contournement et Commandeur de la Ligue latine. Circuler y a rien à voir ni à discuter, le Sud a triomphé.

Restructuration de la dette grecque: Pourquoi la France et l'Allemagne sont aux antipodes

A. Merkel, G. Papandréou et N. Sarkozy
En échange d'un prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 (80 milliards de la zone euro et 30 du FMI), Athènes s'était engagée à appliquer un plan de rigueur draconien pour réduire son déficit public. Le plan se décomposait en trois parties: baisse des dépenses publiques, augmentation des impôts et privatisations.

Les salaires ont baissés, les pensions de retraite ont été gelées, la tva a fortement crue mais les plus grandes fortunes échappent toujours au fisc, la très riche église orthodoxe est toujours exemptée d'impôts et les capitaux fuient le pays ce qui, au passage, affaiblit les banques grecques (38 milliards auraient été placé en Suisse ces dix-huit mois selon le ministère des finances grecs). En somme le peuple "d'en bas" subit de plus en plus fortement la crise, les plus riches s'en sortent mieux. Le pays ayant connu sa pire récession en 2010 avec une baisse du PIB de 4,2%, l'état va voir sa dette culminer à 150% du PIB en 2011. 

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